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HISTORIQUE DES VISITES ET VOYAGES

 

 

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La visite des catacombes de Paris du 23 mars 2000



Pendant environ 2 millénaires le sous-sol parisien fût exploité pour la qualité exceptionnelle de sa pierre. De nos jours il subsiste encore des centaines de kilomètres de galeries d'inspection et de carrières.

 

L'origine remonte à l'expansion de Paris, dès l'époque gallo-romaine... les constructions nécessitant des pierres, des carrières à ciel ouvert sont exploitées hors de la ville... Au fur et à mesure, Paris prenant de l'ampleur et de l'importance, les besoins en matériaux grandissant, les carrières deviennent souterraines.

On estime qu'il y eut au total sous Paris 3.150 hectares d'exploitation... dont les 4/5ème ont été comblés à partir de 1777 lors de la création de l'Inspection Générale des Carrières. Un effondrement aussi impressionnant que dramatique avait emporté plusieurs immeubles. Il fut donc décidé d'inspecter tout le réseau souterrain pour lequel il n'existait aucun plan. Pour ce faire une galerie était creusée sous chaque rue, à chaque fois qu'une cavité était découverte, elle était fouillée, inspectée et comblée... on compte près de 300 km de galeries dont plus de la moitié pour l'inspection, le restant étant des galeries situées sous des propriétés privées.

Parallèlement se pose dès le XVIème siècle le problème des cimetières de Paris, attenant aux différentes paroisses... ils débordent, les fosses communes cèdent, la peste menace, l'odeur est pestilentielle... il faut libérer du terrain ! Décision est prise en 1786 de transférer les ossements du cimetière des Innocents dans l'une des carrières dite de la Tombe-Issoire à proximité de Denfert Rochereau (voir en bas de page).

Vont s'y entasser les ossements de quelques 6 millions de corps parmi lesquels Nicolas Fouquet , Colbert, Danton, Camille Desmoulins, Robespierre, Lavoisier, Charles Perrault, Charlotte Corday, Jean-Baptiste Lully, François Rabelais, François Mansart, l'Homme au masque de Fer, Racine, Blaise Pascal, Marat, Montesquieu...

Les ossements sont entassés et comblent les cavités, des murs d'os, sobrement décorés, sont ainsi montés. Quelques signes religieux, maçonniques, des extraits de poèmes macabres donnent le ton, comme cette citation : "Arrête, c'est ici l'empire de la mort !".
     l'entrée de l'ossuaire
Malgré les interdictions et les campagnes de comblement, les catacombes restent un endroit particulièrement visité...

Pendant l'occupation de Paris durant la seconde guerre mondiale elles ont été utilisées par des résistants et des nazis.

Dans les années 60 on y donnait des concerts, des groupes punks et marginaux en avait fait leur QG dans les années 80 ; dans les années 90, ce sont les artistes qui sont descendus décorer les parois...
 

Aujourd'hui se déroule une guerre souterraine entre l'I.G.C. (inspection générale des carrières) et les 'cataphiles' , ceux-ci luttant pour préserver un accès -illégal- aux carrières. Ainsi, si de nombreuses entrées existaient par le passé (caves d'immeubles, bouches d'égout. . .), elles sont très rares aujourd'hui. Une brigade de police spéciale catacombes a même vu le jour il y a quelques années.

 

Remarque : les catacombes ne représentent qu'une partie infime des carrières dans lesquelles ont été entreposé des ossements. En effet, les carrières s'étalent sur environ 300 Km et les catacombes sur moins d'un kilomètre. Ensuite, une fois remplies d'ossements, les galeries des carrières ont été ont été isolées du reste des carrières par des murs ou des grilles, de sorte que la seule façon de visiter les catacombes est la visite officielle place Denfert-Rochereau. Mais souvent par simplification (ou pour ajouter un peu de mystère) on appelle catacombes l'ensemble.

 

                           La crypte                                                  Ossements                                               La salle du dragon

                      

                Ossuaire des innocents                                 Ossuaire des innocents                               Carrière à piliers tournés

                      

             Fontaine de la Samaritaine                               Tombeau de Gilbert                           Ossements du cimetière des innocents

                       

 

Ossuaire officiel de Denfert Rochereau, objet de la visite

Il s'agit du deuxième monument de Paris le plus visité. Pourtant, avec ses 1500 mètres de longueur dont seulement 800 m dans l'ossuaire proprement dit, son parcours ne représente qu'une infime partie du réseau de galeries parisiennes. Les premiers dépôts datent de 1786, année où les autorités royales décidèrent l'évidement de l'insalubre cimetière des Innocents . Par la suite, afin de permettre la suppression de cimetières parisiens intra-muros, d'autres ossements vinrent s'ajouter à ceux de l'ossuaire. Les différentes insurrections et massacres qui marquèrent l'histoire du Paris des 18 et 19ème siècles fournirent une autre part importante des ossements de Denfert. Les restes découverts lors de fouilles archéologiques ou lors de travaux de voirie (travaux hausmaniens essentiellement) vinrent également alimenter l'ossuaire, et ce jusqu'en 1960 !
Bien que ces dépôts souterrains débutèrent sous Guillaumot à partir de 1786, c'est Héricart de Thury, sous le 1er Empire, qui ordonna et aménagea l'ensemble pour lui donner l'aspect de musée qui est encore le sien aujourd'hui. Pour schématiser nous pouvons dire que l'ossuaire de Denfert fut aménagé au sein d'une vaste et ancienne carrière en piliers tournés, et que les confortations entreprises par l'IGC furent ici originales et uniques : les remblais de comblement sont en effet toujours constitués par des amoncellements d'os ; ils sont maintenus en arrière par des hagues de tibias et de crânes, méticuleusement ordonnés ; croix, obélisques, stèles et autres monuments servent aussi bien d'ouvrages de soutènement que d'objets de décoration.
La galerie d'accès nord, passant pour partie sous l'ancien aqueduc de Médicis, date de 1781-1783. La galerie sud menant à l'escalier de sortie de la rue Dareau date des années 1870 ; deux énormes fontis de 12 mètres de hauteur sensibilisent le visiteur aux dangers des carrières souterraines mal entretenues.
Ce n'est que depuis 1983 que l'ossuaire est ouvert au public, ce quasi-quotidiennement. Les visites auparavant n'étaient qu'épisodiques, voire non autorisées.

 

pour visiter ou revisiter adresse, heures d'ouverture et tarif.

un site de "cataphiles" avec 10 sous-rubriques histoire et 335 photos.

un autre site avec des plans et des vidéos.

Les Recluses




Date de dernière mise à jour du site : 18/11/2017

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