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HISTORIQUE DES VISITES ET VOYAGES

 

 

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La visite du musée Nissim de Camondo le 22 novembre 2002

le grand salon                        

Reconstitution d'une demeure aristocratique du XVIIIe siècle. Ce musée présente un ensemble exceptionnel de meubles, tableaux, tapis, porcelaines et orfèvrerie disposés dans un hôtel particulier en bordure du parc Monceau. Cette demeure et ses collections furent léguées en 1935 à la France par le Comte Moïse de Camondo en mémoire de son fils Nissim mort au combat en 1917.

Depuis 1986, le musée a été restauré dans son intégralité grâce au mécénat; les tissus ont été retissés à l'identique, les meubles, tableaux et objets restaurés.

La maison est parfaitement entretenue, on croirait que les propriétaires viennent de partir faire un tour, les meubles sont magnifiques et parfaitement mis en valeur. Chaque objet est un émerveillement pour les yeux.

Cet endroit n'est pas un musée à proprement parler, c'est une maison d'exposition, absolument magnifique.

63, rue de Monceau 75017 Paris

 

le site du musée

L'histoire de la famille Camondo

 

Le collectionneur Moïse de Camondo  (ci contre), né à Istanbul en 1860, est le descendant d’une famille juive sépharade. Au début du XIXe siècle, les Camondo ont fondé une banque qui devient l’une des plus importante de l’Empire Ottoman. Ils sont anoblis en 1867 par Victor-Emmanuel II en remerciement de leur soutien financier à la réunification de l’Italie.
Venus à Paris à la fin du Second Empire, les frères Abraham-Behor et Nissim se fixent à Paris dans deux hôtels particuliers de la rue de Monceau.
A la génération suivante, les deux cousins Isaac (fils d’Abraham-Behor) et Moïse (fils de Nissim), deviennent des collectionneurs avertis et des personnalités du monde de l’art. Isaac (1851-1911), dont les goûts sont éclectiques, constitue une impressionnante collection d’œuvres d’art du XVIIIe siècle, d’estampes japonaises, d’objets d’art d’Extrême-Orient et de peinture impressionniste qu’il lèguera au musée du Louvre en 1911.
Moïse suit l’exemple d’Isaac mais se passionne exclusivement pour le XVIIIe siècle français. Pour présenter ses collections, souhaitant une demeure conforme à ses goûts, il fait démolir l’hôtel paternel en 1911 et confie à René Sergent le soin de construire une demeure à l’apparence classique et au confort moderne. Conçu pour accueillir ses collections, l’hôtel abrite aussi ses deux enfants Nissim (1892-1917) et Béatrice (1894-1945) qui vivent avec lui après le départ de sa femme Irène Cahen d’Anvers et leur divorce en 1902.
La première guerre mondiale éclate alors que l’hôtel vient d’être achevé. Nissim, engagé dès le début du conflit devient aviateur et meurt pour la France en combat aérien en 1917. La disparition tragique de son fils détermine Moïse à léguer cet ensemble unique aux Arts décoratifs et à l’Etat français en souvenir de Nissim. Jusqu’à sa mort en 1935, le collectionneur se donne pour mission de parachever son œuvre de « reconstitution d’une demeure artistique du XVIIIe siècle ».
Pendant la seconde guerre mondiale, la fille de Moïse, Béatrice, son mari Léon Reinach, et leurs enfants Fanny et Bertrand disparaissent dans les camps Nazis. La famille de Camondo est désormais éteinte.




Date de dernière mise à jour du site : 18/11/2017

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